Un intérêt n’est pas un oui
Une personne intéressée attend qu’on lui propose une suite. Si vous ne la proposez pas, personne ne le fera.
« Ça m’intéresse », « dis-m’en plus », « je te mets en contact » : ces réponses font plaisir, et c’est là que beaucoup d’échanges s’arrêtent. On répond « super, merci ! », on attend que l’autre revienne, et il ne revient pas. Il n’a rien contre vous : il est passé à autre chose.
La règle est simple : chaque intérêt reçoit une suite datée. Un appel, un rendez-vous, un devis envoyé à une date dite. La personne n’a plus qu’à dire oui.
Les six réponses
Presque toutes les réponses à un premier message ressemblent à l’une de celles-ci. Chacune a sa suite.
- « Je te mets en contact. »Une recommandation, le plus précieux. Remerciez, et rendez-lui la tâche facile : un message à trois, ou vous écrivez de sa part.
- « Dis-m’en plus. »Ne répondez pas par un long message. Proposez d’en parler un quart d’heure, avec deux créneaux.
- « C’est combien ? »Donnez un point de départ, votre offre la plus simple et son prix, puis proposez un échange pour un devis précis.
- « Tu as un site ? »Envoyez le lien, cette fois on vous l’a demandé, et proposez de montrer en dix minutes ce que vous feriez.
- « Pas pour l’instant. »Remerciez, demandez si vous pouvez revenir vers elle dans quelques mois, et laissez la porte ouverte à une recommandation.
- « Je vais y réfléchir. »Laissez-lui le temps, et dites quand vous en reparlerez. Un jour précis, pas « un de ces jours ».
La question fermée
« Quand es-tu disponible ? » demande à l’autre de chercher dans son agenda, de choisir, de vous répondre. C’est un petit travail, et on le remet à plus tard.
« Mardi 10 h ou jeudi 14 h ? » se répond en un mot. Deux créneaux suffisent : un seul ressemble à une convocation, trois obligent à comparer. Si aucun ne convient, la personne en propose un autre, et la conversation continue.
Le premier échange
Un quart d’heure suffit, au téléphone ou en visio. Vous ne présentez pas votre offre : vous écoutez, avec trois questions.
- « Où en êtes-vous aujourd’hui ? »Ce qui existe, ce qui manque, ce qui a déjà été essayé.
- « Qu’est-ce qui vous ferait dire que c’est réussi ? »Le résultat attendu, avec ses mots. C’est ce que votre devis devra promettre.
- « Pour quand ? »La date compte autant que le prix. Elle dit aussi si le projet est réel.
Et vous finissez comme vous avez commencé, par une suite datée : « Je vous envoie le devis demain matin ? »
Après l’échange
Le devis part dans les vingt-quatre heures, pendant que l’échange est frais. Le premier devis arrivé est souvent le premier signé. Puis, s’il reste sans réponse, une relance courte à trois jours, une autre à dix : c’est l’étape suivante du guide.
Questions fréquentes
Et si on ne répond pas à ma proposition de date ?
Relancez une fois, quelques jours plus tard, avec deux nouveaux créneaux. Les gens ne refusent pas, ils oublient. Après deux relances sans réponse, passez au nom suivant, sans rancune.
Faut-il parler du prix tout de suite ?
Si on vous le demande, oui : un point de départ honnête rassure. Le prix exact viendra avec le devis, une fois le besoin compris.
Téléphone, visio ou rendez-vous ?
Ce qui est le plus simple pour l’autre. Un appel de quinze minutes demande le moins d’effort ; un rendez-vous a du sens quand il faut voir un lieu, un produit, un chantier.
Et si on me demande un devis sans échange ?
Proposez quand même dix minutes pour poser vos trois questions : le devis sera plus juste, et vous saurez s’il y a un vrai projet. Si la personne préfère, envoyez une première version et proposez d’en parler.
Mes suites sont-elles enregistrées ?
À qui vous avez répondu et ce que vous avez proposé restent dans ce navigateur. Rien n’est envoyé à Otus : vos messages partent de votre téléphone.