Un par un
Un message groupé se lit comme une annonce. Une annonce ne demande pas de réponse, alors personne ne répond.
Le premier message n’a qu’un but : qu’une personne qui vous connaît sache ce que vous faites maintenant, et ait une raison simple de vous répondre. Ce n’est pas une vente. C’est une nouvelle, donnée à quelqu’un, avec une question.
C’est pour ça qu’il s’écrit un par un. Le même texte envoyé à cinquante contacts se repère tout de suite : pas de prénom, pas de souvenir commun, une formule générale. Dix messages écrits pour dix personnes prennent une heure, et ils obtiennent des réponses.
Les quatre temps
- 1. Le lien.Ce qui vous relie à cette personne, en une phrase : un souvenir, un merci, le simple fait de lui donner une nouvelle. C’est ce qui montre que le message est pour elle.
- 2. Ce que vous faites.Un métier que tout le monde comprend : « photographe », « comptable », « développeuse web ». Le slogan viendra plus tard, sur votre site.
- 3. Pour qui.Les gens que vous aidez le mieux. C’est ce qui permet à votre contact de penser à quelqu’un : « les commerces » fait apparaître des visages, « tout le monde » n’en fait apparaître aucun.
- 4. Une question.Une seule, et facile à dire oui. « Tu connais quelqu’un à qui ça pourrait servir ? » ne demande pas d’acheter : elle demande de penser à quelqu’un, et la plupart des gens aiment rendre ce service.
Cinq exemples
Le même métier, cinq personnes, cinq messages. Le lien change, la question s’adapte, le reste tient en une ligne.
Ce qu’on évite
- Le lien vers votre site.Il transforme la nouvelle en publicité. Si la personne veut voir votre travail, elle vous le demandera : c’est une réponse, et c’est ce que vous cherchez.
- Le prix.Il arrive quand quelqu’un demande, dans la conversation, pas avant.
- « N’hésitez pas », « je me permets ».Ces formules sonnent comme un courrier commercial. Écrivez comme vous parlez à cette personne.
- Plusieurs questions.Une question appelle une réponse. Trois questions appellent un « je regarde ça plus tard ».
- Le message trop long.Au-delà de quatre lignes sur un téléphone, on remet à plus tard. Soixante mots suffisent.
Après l’envoi
La plupart des réponses arrivent dans la journée. Certaines prennent une semaine, et c’est normal : les gens lisent, pensent à quelqu’un, puis reviennent.
- On vous recommande quelqu’un.Écrivez-lui dans les vingt-quatre heures, en commençant par le nom de celui qui vous recommande. Et dites merci, puis dites ce que ça a donné.
- On vous pose une question sur votre travail.C’est le début d’une conversation : répondez, puis proposez une suite précise, avec une date.
- Pas de réponse après une semaine.Une relance courte, une seule, sans vous excuser : « Tu as eu le temps d’y penser ? ». Puis vous passez au nom suivant.
Questions fréquentes
Tu ou vous ?
Comme vous parlez d’habitude à cette personne. Le message doit sonner comme vous, pas comme une lettre. Dans le doute, le vous reste juste.
SMS, WhatsApp, e-mail ou LinkedIn ?
Le canal où vous échangez déjà avec elle. Pour un proche, un SMS ; pour un ancien employeur, souvent un e-mail ; pour un contact rencontré en ligne, le message de la plateforme.
Ça ne fait pas trop commercial ?
Non, si le message parle d’une nouvelle et demande un conseil. Ce qui fait commercial, c’est le lien vers un site, le prix, et la même phrase envoyée à tout le monde.
Combien de messages par semaine ?
Dix. C’est assez pour avoir des réponses chaque semaine, et assez peu pour écrire chacun avec soin. En dix semaines, vous aurez parlé à toute votre liste des 100.
Mes messages sont-ils enregistrés ?
Votre métier, à qui vous avez écrit et quand restent dans ce navigateur, pour vous éviter de tout retaper. Rien n’est envoyé à Otus : le message part de votre téléphone.